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Les réfugiés climatiques

La notion de "réfugiés climatiques" est apparue dans le lexique onusien en 1985, dans le cadre d'un rapport du PNUE (Programme des Nations Unies pour l'environnement). Mais vingt-cinq ans plus tard, ce terme n'a toujours aucune traduction juridique, et sa définition est encore sujette à débat.

Un phénomène de grande ampleur

Dans le droit international, seule la Convention de Genève de 1951 fait autorité en matière de réfugiés. Sans pour autant constituer un statut juridique reconnu par l'ONU, la définition de L'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) décrit les réfugiés de l'environnement comme « des personnes ou groupes de personnes qui, en raison de changements soudains ou progressifs de leur environnement affectant leur vie ou mode de vie, sont contraints de quitter leur lieu de résidence, ou choisissent de le faire, de façon temporaire ou permanente, et qui se déplacent dans leur propre pays ou à l’étranger. »

Les Nations Unies estiment que 150 à 200 millions de personnes pourraient être contraints d'émigrer pour des raisons climatiques d'ici 2050. Le monde entier est concerné, pas seulement les pays pauvres. Aux Etats-Unis, des milliers d'habitants de la Louisiane ont fui leur région suite à l'ouragan Katrina, qui fit près de 2 000 morts et dévasta la côte de l'Etat en 2005.

Prise de conscience de la communauté internationale

"Le changement climatique produit des effets sur l'environnement qui vont rendre difficile voire impossible la survie des personnes là où elles sont" note Walter Kälin, représentant du Secrétaire général des Nations Unies pour les Droits de l’Homme des personnes déplacées dans leur propre pays. Petit à petit, la question des déplacés de l'environnement arrive sur le devant de la scène, notamment depuis la médiatique intervention des délégués de Tuvalu lors de la Conférence de Copenhague en 2009.

L'exemple de cette petite île du Pacifique illustre les enjeux humains et géopolitiques du phénomène. Il resterait quatre-vingt ans aux Tuvaluans avant que leur île, dans le Pacifique, ne soit engloutie par les mers. Pourtant, les habitants de ce petit archipel de l'hémisphère Sud ont vu leurs demandes d'asile refusées par le gouvernement australien.

Ces migrations ne sont pas sans conséquences socio-économiques. En Mongolie intérieure par exemple, la désertification pousse des bergers vers les villes, transformant ces pasteurs nomades en éleveurs sédentaires, et menaçant leur culture de disparition. De la même façon, l'extension des déserts en Chine accentue l'exode rural et la surpopulation côtière.

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