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Rajendra Kumar Pachauri

Lors de la conférence de Copenhague, organisée en décembre 2009,  l'indien Rajendra Kumar Pachauri, président du GIEC (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du cimat) et grand promoteur du développement durable, a exhorté l'ensemble des pays à de nouveaux efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Portrait du Dr Rajendra Kumar Pachauri

Sous la figure du brillant universitaire ayant obtenu, en 1972, un doctorat en génie industriel et un doctorat en économie à l'Université de Raleigh, en Caroline du Nord, se trouve l'un des plus ardents défenseurs de l'environnement. Il a été choisi pour enseigner dans d'éminentes institutions, telles que l'Université de Virginie occidentale et l'Université de Yale aux Etats-Unis.

En 1981, il rejoint le TERI (Tata Energy Research Institute), organisme installé à New Delhi pour la recherche sur l'énergie et l'environnement, dont il est nommé directeur général en 2001. Ses prises de position pour l'économie d'énergie ainsi que son expérience dans les domaines environnementaux lui valent en 2002 d'être élu à la tête du GIEC, groupe institué en 1988 sous l'égide des Nations Unies pour étudier les causes du changement climatique.

Une trajectoire couronnée par de nombreux prix

Nommé conseiller dans de nombreux comités locaux et internationaux (Indian Oil corporation,  National Thermal Power Corporation, Administrativ Staff College of India, etc...), les contributions de Rajendra K. Pachauri aux réflexions sociales, économiques et environnementales lui ont permis d'obtenir, outre une réputation d'ampleur mondiale, de nombreux prix honorant son engagement pour l'environnement et le développement.

En 2001, Pachauri s'est vu remettre des mains du président indien le prix Padma Bushan, puis le Padma Vibushan en 2008, deux hautes distinctions civiles qui honorent ses travaux pour l'environnement.  En 2006, le gouvernement français l'a élevé au rang d'Officier de la Légion d'honneur et c'est lui même qui, en 2007, représente le GIEC lors de la remise du prix Nobel de la paix, partagé avec Al Gore. En 2010, l'Institut Amadeus lui a délivré le prix MEDays pour l'environnement et le développement.

Controverses autour du GIEC et de son président

Entre 2009 et 2010, Rajendra K. Pachauri en a pris pour son grade et des critiques l'ont accusé de tenir un discours alarmistes biaisant la réalité du changement climatique. Certains journaux comme Le Guardian ou le Monde, qui a rapporté les "accusations de conflit d'intérêt" pesant sur Pachauri, ont affaibli la crédibilité du GIEC et de son président, en mettant en doute certaines des conclusions avancées dans le rapport de 2007.

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