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Protocole de Kyoto : premier traité sur le climat

Lors de la 3ème Conférence des Parties (COP 3), tenue au Japon en décembre 1997, le protocole de Kyoto a été signé afin de limiter les perturbations climatiques imputées aux activités humaines. Fondé sur des objectifs quantifiés et juridiquement contraignants, le protocole de Kyoto engage les pays développés à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre.

Une réponse internationale au changement climatique

Parus en 1990 et en 1995, les deux premiers rapports du GIEC (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) ont dénoncé la responsabilité des émissions de gaz à effet de serre (GES), principalement du dioxyde de carbonne émis par l'industrie et les transports, dans l'évolution des températures. Dès son adoption en 1997, le protocole de Kyoto a marqué une première étape dans les engagements internationaux, en incitant les 38 pays les plus industrialisés à baisser d'au moins 5% leur émissions de GES sur la période 2008-2012.

Entamées en 1997, les négociations se sont poursuivies difficilement, notamment en raison des tensions entre Etats, jusqu'à la ratification par la Russie qui a permis l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, le 16 février 2005. En 2010, 183 pays l'ont ratifié. Les mécanismes institués par le protocole de Kyoto instaurent un "marché international du CO2", relativement flexible, qui permet d'obtenir des "quotas" d'émissions de GES, tout en favorisant la restriction de ces émissions. Les Etats et les entreprises ont donc intérêt à investir dans des technologies moins polluantes.

La participation inégale des Etats

Bien qu'il s'agisse des principaux pays émetteurs de CO2 par leur importance démographique et l'essor de leur économie, la Chine (4 900 Mt) et l'Inde (1 150 Mt) restent non concernés par le protocole jusqu'en 2012. La responsabilité historique des pays développés dans les changements climatiques est un fait reconnu depuis la Déclaration de Rio. Les objectifs du protocole de Kyoto les visent donc en priorité.

Pour cette raison, les Etats-Unis, principal pollueur de la planète, refusent encore de ratifier le protocole, tant que la Chine et l'Inde ne seront pas soumis au même régime de contraintes. Avec 20 tonnes de CO2 annuelles pour chaque habitant, les Etats-Unis restent en tête des pays émetteurs et, même si certaines villes américaines respectent au niveau local les ambitions du protocole de Kyoto, l'absence de ratification par le gouvernement fédéral affaiblit sa portée à l'échelle planétaire.

Globalement favorable à une politique systèmatique de réduction des GES, l'Union européenne compte la plupart des "bons élèves". Selon l'Agence européenne de l'environnement (AEE), en 2007, l'Union européenne à 15 a réduit ses émissions de 2 % par rapport à 1990. Mais le Royaume-Uni à lui tout seul a vu ses émissions baisser de 14 % entre 1990 et 2004.

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