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L'Organisation mondiale des migrations (OIM)

S'il n'existe pas encore de structure ad hoc spécifiquement dédiée aux réfugiés climatiques, des agences internationales s'y intéressent particulièrement : parmi elles l'Organisation internationale pour les migrations (OIM, en anglais IOM), organe indépendant de l'ONU.

Le rôle de l'OIM dans un monde en mutation

Fondée en 1951, l'OIM remplace le Comité intergouvernemental pour les migrations européennes, créé suite aux déplacements de populations entraînés par la seconde Guerre Mondiale. L'organisation, dont le siège est à Genève, porte son nom actuel depuis 1989. Sa mission est de coordonner l'action internationale face aux défis que pose la gestion des flux migratoires croissants, et d'en affiner la connaissance.

Aujourd'hui, l'OIM compte 132 Etats membres et 97 entités observatrices (ONG, organisations régionales...). Elle défend fermement l'idée que des "migrations organisées, s’effectuant dans des conditions décentes, profitent à la fois aux migrants et à la société tout entière."

La prise en compte du facteur climatique

Les mutations qui affectent de manière évidente le climat de notre planète ont amené l'OIM à s'intéresser aux migrations qu'elles induisent, et qui augmentent rapidement. Elle désigne par le terme de réfugiés de l'environnement "des personnes ou groupes de personnes qui, en raison de changements soudains ou progressifs de leur environnement affectant leur vie ou mode de vie, sont contraints de quitter leur lieu de résidence, ou choisissent de le faire, de façon temporaire ou permanente, et qui se déplacent dans leur propre pays ou à l’étranger."

Il ne s'agit pas d'une relation à sens unique entre changements climatiques et flux migratoires, mais bien d'une interaction : si les réfugiés climatiques sont effectivement de plus en plus nombreux, les migrations - quelle que soit leur nature - ne sont pas sans impact sur l'environnement. Face à l'absence de cadre juridique dans lequel entreraient les réfugiés écologiques, l'OIM se lance dans un travail nécessaire de définition de statut et de droit.

Bien que l'influence de l'environnement sur les flux migratoires ne soit pas nouvelle, l'intensification des changements climatiques que nous connaissons rend cette relation plus forte dans nos sociétés mondialisées. En témoignent les différentes estimations de déplacés climatiques d'ici 2050 : 150 millions pour le GIEC ; 200 millions pour le professeur Norman Myers, cité par le Rapport Stern sur l’Economie du changement climatique. Après les fortes inondations qui ont touché le Sri Lanka début 2011, l'OIM a coordonné l'action internationale d'aide à plus d'un million de déplacés.

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