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Le rôle de la société civile pendant les sessions de négociations

Depuis la Conférence de Stockholm en 1972, la société civile est fortement invitée par l'ONU à participer aux négociations sur le climat. Que ce soient des ONG ou des scientifiques, leur contribution au travaux internationaux est essentielle.

Rôle essentiel des acteurs non-étatiques

Le Plan d'action de Stockholm exhorte le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'environnement) à "fournir les moyens de stimuler la participation active des citoyens et à mettre en avant l’intérêt et la contribution des organisations non-gouvernementales pour la préservation et le développement de l’environnement." Le temps a passé et c'est désormais au sein de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) que s'affirme distinctement le rôle de la société civile, pendant les cycles de négociations.

La Convention prévoie un statut d'observateur à ses conférences annuelles (COP), attribuable à "tout organe ou organisme national ou international, gouvernemental ou non gouvernemental compétent dans les domaines visés par la Convention" qui en est désireux. On en compte aujourd'hui 1297, présentes à tous les débats, et qui, par leur dialogue avec les négociateurs officiels, formulent des propositions concrètes. Le "Traité de Copenhague sur le climat", publié par de grandes ONG (Greenpeace, WWF...) en 2009, propose par exemple d'inclure dans l'Annexe I les pays nouvellement industrialisés.

Mobilisation croissante de la société civile

Tout à la fois une force de proposition et de contestation, la société civile organise une foule d'événements parallèles aux sessions de négociations. A Copenhague en 2009, le collectif français Argos présente ainsi une exposition sur les réfugiés climatiques, tandis que dehors, des militants de Climate Justice choisissent la démonstration de force pour dénoncer l'inertie des décideurs politiques. Dans le même temps, de célèbres ONG comme WWF et Greenpeace rédigent un "Traité de Copenhague sur le climat" contenant leurs ambitions.

A Cancún, c'est le mouvement paysan Via Campesina qui s'est fait remarquer en installant ses caravanes non loin du centre de conférence. Quelques encablures au Sud de la ville, des représentants de la société civile organisent un autre forum alternatif, le Klimaforum10, sur un terrain alloué par le gouvernement mexicain. Plus rangé, le Climate Action Network (CAN) s'appuie sur un vaste réseau pour informer les citoyens de tous pays, en France par l'intermédiaire de Réseau Action Climat (RAC).

De manière générale, force est de constater que la société civile, par les pressions qu'elle exerce, est souvent l'étincelle qui permet d'allumer le feu de l'action, et oriente ainsi un certain nombre de négociations.

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