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Le pouvoir des lobbies écologistes

Le lobbying exercé lors des négociations climatiques ne désigne pas seulement la pression des grands groupes prétroliers sur la décision des Etats en matière de législation environnementale. Les promotteurs d'une lutte active contre le changement climatique (ONG, collectifs d'universitaires et de journalistes) y recourent aussi pour sensibiliser l'opinion et orienter la politique des gouvernants.

Lobbying et sensibilisation

Dès le Sommet de la Terre de Rio, en 1992, plus de 1500 représentants envoyés par des ONG faisaient valoir les intérêts des peuples devant les risques climatiques. Les ONG engagent régulièrement de vastes campagnes de communication axées sur le thème du climat. Par exemple, afin de contrer l'expansion du "populisme anti-écolo" nourri par les climato-sceptiques, la fondation Goodplanet, le WWF et le Réseau Action Climat-France ont ouvert, du 20 au 27 mars 2010,  une semaine de débat sur les vérités du changement climatique : la Climateweek.

De telles stratégies d'intervention cherchent en priorité à mobiliser l'opinion, tout en ciblant des décideurs politiques élus par les citoyens. Créé en 2006, le Réseau Action Climat (CAN en anglais), association internationale d'ONG reconnues par la CCNUCC, se propose donc d'informer le grand public "par le biais d’articles de presse, de débats ou de campagnes de sensibilisation" et de "dénoncer les lobbies ou les Etats qui ralentissent (...) l’action internationale".

A côté des institutions mondialement reconnues comme Greenpeace ou le WWF, l'influence du lobby vert se traduit également par la naissance d'icônes comme Nicolas Hulot, en France, ou le Nobel de la Paix 2007, Al Gore. Par des moyens aussi variés qu'une fondation d'utilité publique ou qu'un documentaire (Une Vérité qui dérange, 2006), ces acteurs de l'écologie militante contribuent à l'information, indépendamment de la sphère politique et économique. 

Échecs et réussites de la société civile

Lors des dernières conférences de Copenhague et de Cancùn, un bilan mitigé laisse apparaître des succès et des défaites de la société civile pendant les cycles de négociations. Rédigées en 2009 par de grandes ONG (Greenpeace, IndyAct ou Germanwatch), les 160 pages du "Traité de Copenhague sur le climat" ont sans conteste influencé le dialogue entre Etats, proposant notamment d'élever les objectifs en termes de réduction des GES.

Comme l'a souligné la responsable climat de Greenpeace France, Karine Gavant, la "volonté politique" est la seule condition du succès. À la veille de la conférence de Cancún, elle n'hésite pas à descendre dans les travées de l'Assemblée nationale pour "faire émerger le message" de Greenpeace.

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