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Le GIEC

Son prix Nobel de la Paix reçu en 2007, conjointement avec Al Gore, a donné au GIEC ses lettres de noblesse et une reconnaissance internationale. Fondé en 1988, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est désormais une référence en matière de suivi du changement climatique.

Comprendre l'impact humain sur le climat

 En 1988, les pays du G7, devenu ensuite le G8 puis le G20, demandent à l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et au Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) de mettre en place une structure chargée « d'évaluer l'information scientifique, technique et socio-économique pertinente pour comprendre le risque du changement climatique d'origine humaine ». Le GIEC (en anglais IPCC pour Intergovernmental Panel on Climate Change) est né.

Le rôle du GIEC n'est pas d'effectuer des recherches ni d'entreprendre un suivi de l'activité météorologique de la planète, mais de s'appuyer sur l'expertise scientifique et technique existante. Sa mission est donc l'évaluation régulière des connaissances mondiales relatives à l'évolution du climat.

Il est divisé en trois groupes d'experts de tous pays. Le Groupe I est chargé des sciences du climat et de la biosphère ; le Groupe II s'intéresse aux impacts environnementaux et sociétaux ; et le Groupe III étudie les mesures à envisager. À ces groupes s'ajoute une équipe spéciale pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre (GES). L'Indien Rajendra Pachauri, notamment connu pour sa barbe marbrée et la réception  de prix éminents comme la légion d'honneur en 2006, a pris la présidence du GIEC en 2002.

Les rapports de synthèse du GIEC

La principale activité du GIEC - la plus médiatique aussi - est la rédaction et la publication de rapports de synthèse, dont les les auteurs sont des équipes d'experts choisis pour leurs compétences. Au sein de ces équipes, on trouve des scientifiques de toutes origines géographiques et de différents points de vue. A titre d'exemple, près de 2 500 experts ont contribué au quatrième rapport du GIEC.

A ce jour, quatre rapports d'évaluation sont parus (en 1990, 1995, 2001 et 2007), complétés par des rapports spéciaux, à l'instar de celui sur L'aviation et l'atmosphère planétaire en 1999. A travers ces différentes publications, le GIEC a mis en évidence l'influence détectable de l'activité humaine sur le climat.

Le quatrième rapport, Changements Climatiques 2007 : Rapport de Synthèse, publié sous la direction de Rajendra Pachauri, résonne comme une mise en garde contre l'inertie politique, et rappelle aux gouvernements la nécessité de poursuivre le processus de Kyoto. Cet avertissement sévère n'échappa pas aux critiques, dénonçant notamment le caractère hybride (politique et scientifique) du GIEC.

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