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Les gaz à effet de serre

Lorsqu'on l'accuse de participer au réchauffement global, le protoxyde d'azote (N2O), plus couramment appelé "gaz hilarant", ne fait plus vraiment rire ! L'augmentation récente de la concentration des gaz à effet de serre, due aux activités humaines, implique de nouveaux enjeux climatiques. Elle explique en grande partie la hausse brutale des températures.

Les GES au coeur du changement climatique

En interceptant les rayons infrarouges émis par la surface terrestre, les gaz à effet de serre (GES) constituent le rouage  essentiel du réchauffement de la Planète. En effet, leur rôle est d'absorber la chaleur générée par le sol à partir de l'énergie solaire, et d'amener ainsi la température moyenne terrestre à 15 °C. Le GIEC a recensé plus d'une quarantaine de gaz à effet de serre. Parmi les principaux gaz naturellement présents dans l'atmosphère, les scientifiques citent notamment :

  • Le dioxyde de carbonne (CO2)
  • La vapeur d'eau (H2O)
  • Le méthane (CH4)
  • Le protoxyde d'azote (N2O)
  • L'ozone (O3)

Les émissions humaines de GES

Développée à grande échelle dès la seconde partie du XIXe siècle, l'activité industrielle est devenue la principale source d'émissions anthropiques de CO2 (35 %), suivie de près par les transports (25%) et par l'habitat (20 %). L'intensification de l'effet de serre résulte donc, dans une large mesure, de l'importance des gaz émis par l'Homme dans l'atmosphère. Les activités humaines génèrent en effet des gaz artificiels, qui absorbent davantage de rayons infrarouges que les gaz carboniques.

L'hexafluorure de soufre (SF6) principalement utilisé par l'industrie éléctrique (50% de la consommation) et d'autres gaz fluorés comme l'hydrofluorocarbure (HFC) ou le chlorofluorocarbure (CFC) ne contribuent, au total, qu'à 2 % des émissions de GES ; mais l'accord de Montréal, en 1987, a incité les Etats à en interrompre la production.

Politiques de limitation et de réduction

Les Etats-parties de l'Annexe I de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) doivent se plier jusqu'en 2012 aux objectifs chiffrés et contraignants imposés par le protocole de Kyoto, en décembre 1997 (5,2 % de réduction par rapport au niveau de 1990). En 2010, 183 pays l'ont ratifié, mais les Etats-Unis, le plus gros émetteur de GES avec la Chine, refusent encore de servir les ambitions du protocole.

Incitant les Parties signataires à une politique de réduction systématique des émissions polluantes, le protocole de Kyoto cible en priorité 6 gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O, HFC, PFC, SF6).

Désireux d'insuffler aux négociations une nouvelle dynamique, le Conseil européen a décidé en mars 2007 d'engager l'UE à réduire ses émissions de 20 % d'ici 2020 par rapport au niveau de 1990.

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