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La feuille de route de Bali

Organisée en Indonésie du 3 au 14 décembre 2007, la conférence de Bali s'est soldée par l'adoption d'une feuille de route (Bali mandate, en anglais) résumant les grandes lignes d'une lutte internationale contre le changement climatique. Elle fixe le calendrier des négociations futures et définit les domaines d'action post-2012, afin de relayer le protocole de Kyoto.

L'urgence du changement climatique

À la lumière des prévisions exposées dans le 4ème rapport du GIEC, rendu public le 17 novembre 2007, la feuille de route de Bali mentionne "l'urgence" d'une action commune face aux changements climatiques engendrés par les activités humaines. Elle énumère quatre domaines d'action, qui reprennent les principaux objectifs établis dans le protocole de Kyoto :

  • La réduction et la limitation des émissions polluantes
  • L'adaptation aux changements climatiques
  • Le développement et le transfert de technologies
  • Le financement des mesures proposées

Les premières lignes du plan d'action rappellent, outre les impératifs environnementaux, "la priorité globale" du développement économique et social des pays pauvres. L'ensemble du programme prévoyait pour 2009, lors de la conférence de Copenhague (COP 15), la mise en place d'un plan complet stipulant clairement les ambitions de l'après Kyoto.

L'avènement d'un nouvel accord mondial

La feuille de route de Bali impulse un processus global de réduction des gaz à effet de serre (GES), commun aux pays industrialisés et aux pays en développement. Même si les objectifs imposés aux pays développés restent plus contraignants que ceux des pays émergents, enjoints à lancer des "actions vérifiables et mesurables", la feuille de route marque une étape dans le renforcement de la coopération internationale.

Deux scénarios sont mentionnés dans les pages du programme. Le premier s'adresse essentiellement aux pays industrialisés et envisage, d'ici 2020, une réduction de 10 à 30 % des émissions de GES par rapport à 1990, tout en invitant les pays en développement à des efforts "marginaux". L'Union européenne, fidèle à son image de "bon élève", s'est engagée sans condition à réduire ses émissions d'au moins 20 % d'ici 2020. Le deuxième scénario ambitionne, sur la même durée, une baisse de 25 à 40 % pour les pays développés, et de 50 % d'ici 2050 pour l'ensemble de la communauté internationale.

Si des désaccords subsistent, le développement des logiques de partenariats scientifique, technique et financier témoignent toutefois de l'avancée notable des négociations climatiques.

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