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Emergeance des petits Etats Insulaires

L’ONU reconnaît une trentaine de Pays Insulaires en Développement (PIED), parmi lesquels la Jamaïque, les Maldives et le Cap Vert. Mais l’essor de ces Etats est entravé par des handicaps persistants liés à leur isolement et à l’exposition accrue aux catastrophes naturelles.

Vulnérabilité des PIED

Les difficultés économiques rencontrées par les PIED, quel que soit leur degré de développement, s’expliquent en premier lieu par leur faible superficie, qui limite les ressources terrestres et entretient une dépendance vis-à-vis des produits importés. Pour garantir leur sécurité alimentaire qui ne saurait reposer uniquement sur la pêche, ils s'efforcent également de diversifier leurs ressources agricoles et d’améliorer leurs techniques d'exploitation.

L’éloignement des continents, s’il constitue l’attrait des PIED qui misent sur le tourisme (Seychelles, Maurice...), allonge  les délais de transport et occasionne des coûts importants de fret. Enfin, les catastrophes naturelles sont une menace constante pour ces pays de basse élévation côtière, comme en témoignent le tsunami de 2004, qui a atteint les Maldives, et le séisme qui a ravagé Haïti en janvier 2010. 

Enjeux de l’émergence des PIED

Depuis la Conférence de Rio, en 1992, l’ONU rappelle régulièrement les objectifs de développement fixés aux PIED : mettre leurs atouts en valeur en intégrant pleinement l’agriculture, la forêt et la pêche dans leurs économies . En septembre 2010, lors de l’examen quinquennal de la Stratégie de Maurice (2005), la nécessité de prendre en compte les facteurs environnementaux est invoquée,  et la communauté internationale est invitée à "aider les PIED et à poursuivre leurs efforts pour incorporer la protection de la biodiversité dans leurs stratégies de développement nationales."

La gestion de la pêche figure parmi les priorités définies par l'ONU. Aussi les PIED sont-ils encouragés "à tirer davantage profit d’une gestion durable de [leurs] stocks ; à développer leurs propres pêches et à améliorer leur accès au marché."

La contestation écologique dans les PIED

Originaire de Papouasie-Nouvelle Guinée, Kevin Conrad critique activement la politique américaine en matière environnementale. Lors du sommet de Bali, en 2007, il représente son pays et acquiert une renommée internationale en manifestant une violente opposition aux Etats-Unis. « Le monde nous regarde. Il faut du leadership. […] Si vous n’en voulez pas, alors sortez de la salle (Please, get out of the way)!», lance-t-il aux Etats-Unis, auxquels il reproche de refuser le rôle de leader du changement climatique.

La fermeté de ses positions et ses dénonciations de la déforestation lui valent de compter en 2008 parmi les "Héros de l’environnement" désignés par le Time magazine.

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