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Effet de serre et activités humaines

Le changement climatique, et notamment le "réchauffement global", s'explique en partie par l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère. A l'origine naturelle de ce phénomène thermique se sont ajoutés des facteurs anthropiques, amplifiant de manière significative la variation des températures.

Un mécanisme naturel...

L'effet de serre est d'abord un phénonème naturel indispensable au maintien d'une température moyenne de + 15° celsus. Les scientifiques de l'Organisation météorologique mondiale (OIM) estiment en effet que, si ses mécanismes n'opéraient pas dans l'atmosphère terrestre, la température tomberait à - 18 °C.

L'effet de serre fonctionne selon le schéma suivant : après avoir traversé l'atmosphère, l'énergie solaire (environ 30 % du rayonnement initial) est transformée en rayons infrarouges émis par le sol et qui, en partie absorbés par les GES, réchauffent l'atmosphère. Une part de cette chaleur conservée par les GES retourne ensuite vers la Terre et accroît sa température moyenne. La vapeur d'eau, le dioxyde de carbone et le méthane sont les trois principaux gaz qui assurent le fonctionnement de l'effet de serre et du réchauffement naturel.

... accentué par l'émission anthropique de gaz à effet de serre

Laurence Tubiana, directrice de l'Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) de Sciences Po, note que, grâce à un fort relais médiatique, les populations sont désormais conscientes de leur impact sur l'accroissement de l'effet de serre. Il est vrai que les activités humaines ont une large part de responsabilité dans la réalité du changement climatique. Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, les gaz massivement rejetés dans l'atmosphère par les transports et l'industrie, puis par l'habitat et le secteur tertiaire (gaz carbonique, méthane, ozone...) ont contribué à une augmentation articificielle de l'effet de serre.

Si la hausse des températures due à l'effet de serre semble faible au premier abord (près de + 1 °C), les projections du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) font ressortir une probable aggravation de cette augmentation de l'ordre de + 1,5 à + 6°C d'ici 2100. La variation de ces prévisions dépend de la mobilisation future de la communauté internationale et des politiques visant à réduire les émissions de GES. Un défi pour l'humanité tout entière.

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