copenhague2009

Copenhague 2009

Du 7 au 18 décembre 2009, les nations du monde entier se sont tournées vers Copenhague. La capitale danoise a reçu, sous l’égide de l’ONU, les délégations de 193 pays pour conclure un traité sur la lutte contre le changement climatique. La quinzième conférence des parties (Cop 15) est l’aboutissement de deux années de négociations sur le climat depuis Bali en 2007.

Copenhague 2009, c'est quoi ?

La conférence de Copenhague est l’aboutissement de deux années de négociations pour un accord sur le climat, dont les discussions ont commencé deux ans plus tôt, en décembre 2007, à Bali.

L'objectif de Copenhague était la signature d'un nouveau traité qui devait fixer la limitation et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, responsables du changement climatique. Ce traité, qui n'est toujours pas signé, est programmé pour entrer en vigueur à partir de janvier 2013, date à laquelle le protocole de Kyoto prendra fin.

Le sommet s’est malheureusement soldé par un échec traduit par une simple déclaration. Dans ce texte, les nations présentes à Copenhague se sont engagées à titre individuel à réduire leur émission de gaz à effet de serre. Elles devaient présenter leurs objectifs personnels fin janvier 2010, soit un peu plus d’un mois après la conférence danoise.

Qui était à Copenhague ?

193 nations ont été représentées à Copenhague. Elles étaient toutes signataires de la Convention-cadre des Nations Unis qui organise depuis 1995 ces réunions de négociations sur le climat. Yvo de Boer était le secrétaire exécutif de l’UNFCCC au Danemark, c'est-à-dire le représentant de l'ONU sur la question climatique.

Pays industrialisés (Etats-Unis, Union Européenne, Japon, Australie, etc.), pays en développement (Chine, Inde, etc.) et pays pauvres (Afrique, Amérique latine, îles du Pacifique, etc.) ont tenté de s’entendre sur la conclusion d’un traité, tout en défendant leurs intérêts propres.

Pour la première fois dans l’histoire des négociations climatiques, 130 chefs d’Etats et de gouvernements se sont déplacés jusqu’au Danemark. Il ne s’agissait pas, au départ, de négocier directement le texte, mais de marquer les esprits par leur présence et de démontrer la volonté des Etats à s’engager. Face au blocage diplomatique, les chefs d’Etat ont finalement pris part aux négociations. La majorité des leaders européens et Barack Obama (après des semaines de suspens sur son éventuelle venue) se sont rendus à Copenhague. Ces déplacements n’ont cependant pas permis la conclusion d’un accord.

De quoi a-t-on parlé à Copenhague ?

Il devait d’abord être question d’engagements. Les experts scientifiques du climat recommandent pour 2020 une réduction de 25 à 40% des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990. L'objectif est de limiter à maximum 2°C l'augmentation de la température de la terre. Avant Copenhague, l’Union Européenne s’engageait sur 20%, voir 30% si un accord était conclu. La Chine avait déclaré tabler sur une baisse de son intensité carbone de 40% mais par rapport aux niveaux de 2005. Quant aux Etats-Unis, rien n’avait été précisé en amont de la conférence. Leur principal problème : aucune loi nationale sur le climat n’avait été votée au Congrès avant Copenhague. Les supporters du climat américain espéraient que 2010 serait plus propice au vote de cette loi. La situation reste toujours inchangée à ce jour.

Autre point abordé à Copenhague : le financement de l’aide aux pays pauvres. Comment ces Etats pourront financer leur adaptation à des modèles économiques et industriels durables alors qu’ils doivent déjà faire face à des problèmes de développement et sociaux très couteux (chômage, éducation, sida, etc.) ?

Pourquoi fallait-il signer un traité à Copenhague ?

A partir de janvier 2013, le protocole de Kyoto prendra fin. C’est le seul texte qui encadre à ce jour les émissions de gaz à effet de serre au niveau international. Seulement, il ne concerne que les Etats industrialisés principaux responsables des gaz à effet de serre. Un bémol cependant, les Etats-Unis ne l’ont jamais ratifié.

Avec le développement de pays comme la Chine, l’Inde ou le Brésil, ces émissions concernent aujourd’hui la planète entière. La Chine par exemple est devenue le plus gros pollueur, devant les Etats-Unis.

Cependant, aucun traité n’a été signé à Copenhague, le réchauffement climatique se poursuit et le climat continue de se dégrader. L'avenir de la planète est donc en jeu. Après l’échec de Copenhague, les négociations ont pris davantage de retard, car chaque pays a tenté de préserver ses intérêts propres.

L'objectif à Copenhague était d'avancer dans les négociations, de prouver que le cadre de l’ONU était propice à la signature d’un accord, de sensibiliser la société civile sur un sujet qui touche l'ensemble de la planète. Sur ce dernier point, l’objectif semble atteint car jamais les médias n’ont autant relayé la question climatique et les problèmes environnementaux et sociaux liés au dérèglement du climat. La mobilisation des citoyens à Copenhague a aussi été exceptionnelle. Une marche rassemblant plus entre 30 000 et 100 000  personnes s’est tenue entre les deux semaines de négociations.

L'échec de Copenhague n'a cependant pas remis en question les négociations sur le climat. Celles-ci se  poursuivront jusqu'à la signature du fameux traité post-Kyoto. Fin 2010, les nations se sont réunies à Cancun pour tenter de dénouer le problème.

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