Bali

Bali 2007 : négocier l'après Kyoto

Sur la petite île indonésienne de Bali s'est tenue du 3 au 14 décembre 2007 la 13e Conférence annuelle des Parties (COP 13), réunissant les 189 Etats signataires de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Les Parties ont tenté d'instaurer les prémices d'une politique environnementale, à l'issue du protocole de Kyoto qui prend fin en 2012.

Un relais du protocole de Kyoto

Tout juste dix ans après la signature du protocole de Kyoto, le 11 décembre 1997, et quelques jours après la publication du 4e rapport du GIEC, la conférence de Bali a relancé la question climatique comme l'un des principaux enjeux du XXIe siècle. Sur deux semaines de négociations, quelques 190 États, plus de 10 000 délégués, parmi lesquels de nombreux représentants d'ONG et de comités scientifiques, ont ouvert le dialogue afin de préparer "l'après-Kyoto" et de rallier les grands pays émetteurs de gaz à effet de serre (Etats-Unis, Chine, Inde...) aux principes du protocole.

À l'ouverture de la conférence, le Hollandais Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la CCNUCC de 2005 à 2010, a déclaré que les négociations de Bali constituaient pour les gouvernements "une occasion cruciale de fournir les réponses politiques à ce que nous dit la communauté scientifique".

La conférence de Bali s'inscrit donc dans une phase préparatoire du futur climatique, pour éviter que l'échéance du protocole de Kyoto, en 2012, ne laisse place à un grande "vide". En décembre 2007, 175 pays avaient ratifié le protocole. La réunion de Bali ambitionnait par conséquent d'améliorer et de pérenniser les mécanismes institués à Kyoto et prévoyait pour 2009 un accord global sur les solutions postérieures à 2012.

Vers un accord sur le climat et l'environnement

La conférence de Bali a souligné l'urgence d'une politique internationale de réduction des émissions de gaz à effets de serre (GES), en constatant que les engagements de Kyoto étaient trop brefs et insuffisamment respectés. Elle s'est conclue par l'adoption d'une feuille de route, faisant office de calendrier des négociations futures.

Par ailleurs, le dialogue semble s'être renforcé entre les pays industrialisés et les pays en développement comme la Chine, dont les émissions n'ont pas cessé d'augmenter (en 2007, 22,3 % des émissions mondiales de dioxyde de carbonne). À l'ouverture de la conférence de Bali, la ratification du protocole de Kyoto par l'Australie a démontré l'efficacité des réunions annuelles autour du problème climatique.

L'Union européenne a, quant à elle, défendu activement une réduction de 20 % des émissions de GES par rapport à celles de 1990, sans pour autant réussir à élargir son engagement à la communauté internationale. Sous la bannière tricolore, le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo a affirmé que la France encouragerait les programmes de lutte contre la désertification, la déforestation et la dégradation des sols.

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