Hopenhagen

Clôture du Sommet de Copenhague en direct

Dernier jour des négociations à Copenhague ! Notre journaliste n'a pas beaucoup dormi et se prépare à une nouvelle nuit blanche, ce soir. Nicolas Sarkozy a déclaré hier que si rien ne bougeait aujourd'hui, Copenhague « cour[ait] à la catastrophe ». Aujourd'hui pourtant, Barack Obama a déçu... Jour de fête ou jour de deuil, retrouvez Les Bruits de Copenhague sur cette page pour un jour, en tout cas, historique !

  • Copenhague - 15h samedi. Fin de la conférence de Copenhague

Le Sommet de l'ONU à Copenhague est donc terminé! Deux semaines marathon retransmises sur notre site. Merci à tous de nous avoir suivi. Les discussions sur le climat sont loin d'être terminées. Traité légalement contraignant, il n'y a pas. Ou « pas encore », dixit les chefs d'Etat concernés. Durable continuera bien évidemment de vous tenir informer sur le sujet.

Prochains rendez-vous, Bonn dans 6 mois et Mexico pour la prochaine « Cop 16 ». D'ici là « bon réchauffement climatique », comme se le souhaitent avec humour (ou pas) les journalistes qui quittent le Bella Center où ils avaient élu domicile depuis 15 jours. Ils peuvent maintenant aller dormir!

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  • Copenhague - Tycho Brahe - Bella Center. 6h15 samedi matin.

L'ONU « prend note » et valide.La séance plénière se termine sur un flot de contestations de la part de pays membres du G77. Consensus il n'y a pas, mais l'ONU valide tout de même un texte très loin de faire l'unanimité ou de contenter les parties. « Prendre note » suffit.

Accord ou pas, la conférence de Copenhague se termine sur un flop. La précipitation des chefs d'Etat, la manière dont cet accord a été annoncé, la conclusion de la conférence, l'incompréhension est totale. Signer un traité à Copenhague était une mission quasi impossible certes, mais il y a l'art et la manière. Ce matin, l'un et l'autre font défaut. Et c'est peut-être ça le plus frustrant.

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  • Copenhague - Centre de presse - 01h40. La confusion règne

Accord, pas accord? La confusion est totale. Présenté par Nicolas Sarkozy et Barack Obama comme un accord conclu avec l'approbation de tous les pays présents à Copenhague, le texte serait en réalité très contesté, notamment par les pays du G77.

Une rencontre avec Jean-Louis Borloo, ministre du Développement Durable français, met en lumière le fait que le texte n'est pas encore fini d'être négocié. Surréaliste. Au moment du point presse donné par le ministre, des chefs d'Etats sont encore dans la pièce à côté en train de se mettre d'accord sur la fin du texte. Egalement, le G77 n'assure pas que tous ses membres approuveront l'accord, le Soudan notamment.

Une annonce dans la précipitation pour libérer les chefs d'Etats et sauver la face pour que Copenhague ne soit pas un échec, voila plutôt à quoi cela ressemble. Une chose est certaine, tant que la session plénière n'est pas terminée, rien ne pourra être conclu. Patience donc. Sans oublier les conférences de presse des parties et les réactions aux discours des chefs d'Etat. A suivre.

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  • Copenhague - 22h30. L'accord de Copenhague est tombé

Contre toute attente, la nouvelle est tombée il y a une heure. Le groupe des 28 Etats, représentant les 193 nations de la Convention-cadre, ont trouvé un accord politique et non contraignant pour limiter le réchauffement climatique à maximum 2°C.

Une annonce faite « chacun dans son coin » qui en dit long sur l'unité et l'approbation des différentes parties. Le texte n'est pas encore sorti car il n'a pas encore été approuvé en session plénière (indispensable pour son approbation). Seules les conférences de presse données par Nicolas Sarkozy à son hotel, Barack Obama sur internet et l'ambassadeur du Brésil au Bella Center, permettent d'y comprendre un semblant de quelque chose. 

Quelques points, issus du discours de Nicolas Sarkozy :

=> Les objectifs chiffrés de chaque pays seront donnés en janvier. L'Europe annonce s'engager sur -30% d'ici à 2020 par rapport à 1990 et -80% d'ici à 2050.

=> Les pays s'engagent à publier tous les ans des rapports sur leurs émissions de CO2.

=> Financement : « innovants » et mis en place par un groupe de haut niveau (créé en 2010). Parmis les innovations, une taxation sur les transactions financières. Pour le financement à courtterme, comme cela était annoncé : 10 milliards de dollars par an pendant 3 ans.

=> Pas de création de l'organisation mondiale de l'environnement. Mais les Européens créeront leur propre agence.

=> Les pays ne s'engagent pas à baisser leur émissions de 50% pour 2050 (à l'exception des Européens).

=> Tous les pays auraient approuvé cet accord.

=> Il ne s'agit pas d'un accord contraignant, mais seulement d'un accord politique. Sa transformation en traité légalement contraignant sera demandé en 2010 à Mexico. Selon Nicolas Sarkozy, la Chine et l'Inde sont contre.

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  • Paris - 22h30 QG de Durable.com

La rédaction vous retransmettra toutes les nouvelles infos depuis Copenhague au plus vite. En ce moment, notre envoyée spéciale assiste à une conférence de presse depuis plus d'une heure. Le live-blogging s'arrête donc dans sa forme pour aujourd'hui mais l'info continue ce week-end.

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  • Bella Center - 21h. Dmitri Medvedev suit Lula et quitte le Danemark

On apprend que le président russe Dmitri Medvedev est également parti du Sommet de l'ONU. Les télévisions et les journalistes de la presse écrite s'activent au Bella Center pour comprendre ce qu'il se passe.

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  • Bella Center - 20h45. Rebondissement à Copenhague : le départ prématuré de Lula !

Selon la presse brésilienne, Lula, le Président brésilien aurait quitté le Bella Center à l'issue d'une réunion entre les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud et le Brésil, autrement dit les pays les plus émergents. Un départ sans retour selon les journalistes brésiliens. Aucune explication pour l'instant ?

Crédits photo : Attila Kisbenedek / AFP

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  • Paris – 19h00 – Mairie du 2ème arrondissement : Soirée de clôture organisée par les Verts (par Alix Peillon / Durable.com)

A la Mairie du 2ème arrondissement, les Verts se rassemblent dans une ambiance mitigée. Ni tristesse, ni énervement, pas vraiment d’espoir non plus. Certains attendent l’intervention de Pascal Canfin, député européen Europe Ecologie,  qui doit se prononcer sur le bilan de Copenhague, et la visioconférence avec la délégation qui suit les événements sur place ;  d’autres quittent les lieux rapidement en disant : « Il y en a encore pour des heures de discussion de toute façon ». En effet, rien ne sera signé ce soir car les négociations se prolongent ce week-end et d'après eux, le traité final ne pourrait être signé qu'à Mexico.

Cléo Lallement, coordinatrice des actions des Verts en Ile de France pendant Copenhague et organisatrice de la soirée, donne son sentiment sur la journée qui vient de s’écouler : « La première déception, c’est que cette conférence n’aboutisse qu’à une déclaration politique et non à un accord juridiquement contraignant. Le point positif de la Conférence restera la mobilisation sans précédent de la société civile mais il est à déplorer que les ONG, qui travaillent sur ce sujet depuis longtemps, se soient fait jeter du théâtre des négociations de cette façon ».

Interrogée sur la façon dont Nicolas Sarkozy a pris en main les négociations, Cléo Lallement répond : « En soi, les déclarations du Président sont positives, il a essayé de secouer des choses. Toutefois, ces déclarations, faites en dehors d’un consensus des pays Européens, ne sont que du vent et n’engagent à rien ».

Enfin, les Verts déplorent que les vrais sujets n’aient pas été abordés avant les derniers jours de négociations, c’est-à-dire avant l’arrivée des chefs d’Etat. « Il y avait moyen de faire beaucoup de choses mais la montagne accouché d’une souris ». On peut garder espoir pour Mexico mais il faudra une véritable impulsion.  

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  • Copenhague - l'avis de Karine Gavand de Greenpeace

Karine Gavand, responsable de la campagne Climat de Greenpeace France et accessoirement alpiniste à l’Assemblée nationale, indiquait hier soir que « nous n’avons que 24 heures pour éviter le chaos climatique. Les négociations sont embourbées et de nombreux États jouent au poker avec la planète. Afin de sortir de l’impasse, les pays industrialisés doivent mettre leurs cartes sur la table. S’ils ne s’alignent pas avec les conclusions des scientifiques, nous risquons une augmentation de plus de 3°C des températures mondiales ».

« Les dirigeants des pays industrialisés n’ont plus que quelques heures devant eux pour s’engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 40 % d’ici à 2020 et à mettre sur la table 110 milliards d’euros chaque année de financements publics afin que les pays en développement puissent investir dans les technologies propres, s’adapter au changement climatique et protéger les forêts tropicales. S’ils échouent, on se rappellera d’eux comme ceux qui ont précipité la planète dans le chaos ».

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  • Bella Center - Centre de Presse - 20h : le twitter de l'Elysée est pris d'assaut

La page qui a la côte au centre de presse, c’est celle du twitter de l’Elysée. Tous les journalistes sont connectés sur cette page dont les infos en temps réel, mises en ligne par les collaborateurs de Nicolas Sarkozy, tiennent en haleine l’ensemble de la presse dans le Bella Center.

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  • Quelques infos depuis Copenhague. Retour sur les points importants qui ont eu lieu entre 17h20 et 19h10 :

19h10. Le négociateur chinois s’emmêle les pinceaux sur la prononciation de Kyoto. L’Assemblée se met à rire. Finalement l’ambiance est plutôt détendue…19h. Bella center. Le twitter de l’Elysée nous permet de suivre à la trace le Président Sarkozy. Il aurait quitté la réunion des 28 dans la salle Jacobsen.

19h. Salle Tycho Brahe. Les deux prochaines conférences des parties (COP) auront lieu au Mexique et en Afrique du Sud. Annonce faite par le président de la séance plénière qui se déroule actuellement.

18h23. Barack Obama et le Président Chinois se retrouvent en cette fin d’après-midi. C’est la deuxième réunion entre les deux chefs d’Etats aujourd’hui. Des progrès avaient été notés à l’issu de la première session. De quoi parlent-ils ?

Bella Center. 18h. Le sommet devrait être terminé. 18h était l’heure officielle. Par principe, l’horloge située dans la salle Tycho Brahe sera symboliquement arrêtée. Qu’il soit signé aujourd’hui, demain ou dimanche, l’accord conclu à Copenhague sera daté du 18 décembre 2009.

Bella Center. 17h45. L’agence Reuters annonce être en possession du nouveau brouillon qui porte cette fois-ci le nom de « Copenhagen Accord ». Le nom du document était un point de désaccord entre les parties. La date limite de 2010 pour s’entendre sur un traité légalement contraignant a été supprimée. La notion de 2°C, en revanche, est conservée.

Bella Center. 17h20. Les Européens sont fermes. Ils refusent tout accord considéré comme « médiocre ».

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  • Copenhague - Salle Jacobsen - 18h

Dans la salle Jacobsen se déroulent à 28 chefs d'Etats les discussions sur le texte à produire. Ne pouvant assister aux débats très privés, vous pouvez toutefois vous imaginer à l'extérieur, et coller votre oreille à la porte, grâce à ces photos envoyées par notre journaliste :

Les Européens présents dans la salle Jacobsen ont été clairs : ils ne veulent pas signer "d'accord médiocre" ici au Danemark.

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  • Copenhague - Bella Center, dans le hall principal - 17h30 : Nicolas Hulot au micro de Durable

Nicolas Hulot se précipite vers le bureau de la délégation française. Arrêté en plein vol, il accepte de répondre à deux questions de Durable.com :

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  • Copenhague - 17h10 : La jeunesse est dans la rue !

Les jeunes du Youth Climate Movement demande un accord concret « MAINTENANT ». 1.000 jeunes citoyens venant de plus de 100 pays se sont rassemblés aujourd'hui dans la capitale danoise pour envoyer un message fort aux leaders politiques « pour que les gouvernements puissent s'élever au-delà des divisions politiques du passé et montrent un vrai mouvement (...) pour les générations futures ».

Juan Carlos Soriano, jeune délégué du Pérou, s'adresse aux grands de ce monde présents à Copenhague : « Nous avons tous travaillé pendant les deux dernières années avec la promesse d'un accord fort à Copenhague pour la sauvegarde de notre futur. Désormais, il semble que vous ne le ferez pas. C'est inacceptable. Nous avons placé toute notre confiance en vous. Vous devriez avoir honte ».

La jeunesse demande un accord « Juste, Ambitieux et à Copenhague, pour éviter un changement climatique catastrophique et assurer la survie des générations futures ». Ils demandent une limite de la hausse de la température à 1,5 degré, une réduction du carbone dans l'atmosphère à 350ppm maximum, une réduction des émissions des pays développés de 45 % en 2020 par rapport à 1990 et un financement d'au moins 5% des PIB de ces mêmes pays.

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  • Copenhague - 16h45 : Matthieu Ballé, gréviste de la faim, témoigne

Nous avions interviewé Matthieu Ballé au Bella Center il y a trois jours. Aujourd'hui, amer, il nous fait part de sa vision de la clôture de Copenhague (rédigé avant le discours d'Obama) :PHOTO Mathieu Ballé« Depuis les manifestations du 5, qui furent notamment ridicules à Paris (seulement 1000 personnes), je n'ai pu que conclure que Copenhague se solderait par un échec. Si si peu de gens se sont réunis en France, je ne peux donc qu’imaginer l'équivalent aux US, voire pire, étant donné que les citoyens américains ont beaucoup plus à perdre que nous dans leur confort journalier. Sans ce soulèvement, le congrès américain (entre autres) va continuer son business as usual, et Obama est pieds et poings liés. Je pense que cet homme est à l’une des places les plus inconfortable au monde mais il est l’un des derniers espoirs. Il est à la place de Thierry Henry : va-t-il aller voir l’arbitre pour lui dire qu’il a fait une main grossière sur le but, et remettre en péril la qualification de la France, pour garder au football tout son sens et l’amour du jeu avant tout ? Ou va-t-il, au profit de son intérêt national, laisser se qualifier la France d’une manière honteuse ? Henry a fait son choix, quel sera celui d’Obama ?...

L’annonce tant attendue sera probablement décevante à souhait. Les jeunes présents ici vont sans doute se révolter (et j’aurais été le premier dans la révolte si mon état me le permettait), et c’est ça qui est important. La communauté mondiale des jeunes prend conscience des limites de la planète et j’entends des nouvelles choses comme: « je suis citoyen de la terre ».

Les jeunes ont été « éjectés » du Bella Center parce que nous étions trop, et que nous avions trop à dire. La voix des jeunes devient gênante ! Les chefs d’Etats, et Obama le premier, se sentent obligés de venir en nombre au Sommet. Les pays les plus touchés se sentent soutenus par les jeunes, et montent au créneau en tapant du poing sur la table. COP 15 n’a rien à voir avec Kyoto ! Et les prochaines négociations seront l’objet d’encore plus de passions ... pour une justice climatique !Donc je suis rentré chez moi, et je lis. Et j’ai trouvé plein de nouvelles références de livre sur des solutions à notre crise. Et autant dire que je vais les dévorer ces livres, autant que mon premier verre de jus de carotte que je vais partager avec les autres grévistes longue durée demain à 10H au Living Room Cafe in the centre of Copenhagen, arsbjørnsstræde 17 : ils sont réputés pour leurs boissons fraîchement pressées à partir de fruits et légumes biologiques... La presse y est conviée ! »

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  • Copenhague - 16h30 : Les Européens se retranchent du côté des délégations

Les leaders européens viennent de se retrancher du côté du pavillon des délégations.

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  • Copenhague - 16h : Les négociations vont durer tout le week-end

C'est officiel ! Les négociations vont durer encore un peu. Les Nations Unies ont demandé aux chefs d'Etats et de Gouvernements de faire en sorte de rester au Danemark ce week-end. Stavros Dima, commissionnaire européen sur l'environnement a indiqué à l'agence Reuters que « le secrétaire général des Nations-Unies (Ban-Ki Moon) a demandé aux gens de ne pas partir ce soir ».

Ban Ki-Moon aurait effectivement indiqué qu'il « ne pouvai[t] pas imaginer 120 leaders rentrer dans leur pays avec les mains vides. Chacun a exprimé des engagements pour combattre le changement climatique. Ok, faisons-le ».

Source : The Guardian

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  • Copenhague - 15h40 : L'Elysée prévoit d'y passer la nuit

Le twitter de l'Elysée "ElyseeCop15" annonce que la délégation française a d'ores et déjà prévu des hébergements pour ce soir. Les négociations continuent et les journalistes attendent toujours devant la porte des débats. Il risque de manquer de place au Bella Center pour faire dormir tous les campeurs ce soir... Mais rassurez-vous, Durable.com veut rêver mais ne dort jamais !

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  • La réaction de Greenpeace au document d'hier du Guardian

Hier, en fin d'après-midi, Greenpeace réagissait à la publication du document confidentiel par The Guardian. Kumi Naidoo, directeur de Greenpeace International, ne cache pas son inquiétude : « C’est simplement la feuille de papier actuellement la plus importante du monde aujourd’hui. Ce document prouve que l’accord qui se prépare à Copenhague nous mène à la catastrophe si personne ne réagit. Une augmentation de trois degrés signifie la dévastation de l’Afrique et l’effondrement probable d’écosystèmes dont des milliards d’êtres humains dépendent. Les dirigeants du monde ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas. Ils viennent de recevoir un préavis. Ils n’ont plus qu’un jour pour agir, sinon le monde se souviendra d’eux comme ceux qui ont expédié dans le monde au chaos ».

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  • Copenhague - 15h30 : Le brouillon révélé par The Guardian

Pour les anglophones, voici la page concernant le brouillon du texte publié par le quotidien d'outre-manche. Pour les allergiques de la langue de Shakespeare, nous reviendrons dessus ultérieurement : Brouillon du texte sur The Guardian.

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  • Copenhague - 15h20 : The Guardian : Nouvelle révélation : Le brouillon du texte final !

The Guardian avait déjà publié hier un document interne ultra confidentiel du secrétariat des Nations Unies qui dévoilait que les réductions de gaz à effet de serre négociées à Copenhague limiteraient le réchauffement climatique à 3 degrés, au lieu des 2 requis, ce qui ferait 170 millions de réfugiés climatiques en plus et 550 millions de citoyens souffriraient de la faim. Aujourd'hui, le quotidien britannique publie le brouillon du texte final. Plus d'infos d'ici quelques minutes.

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  • Copenhague - 15h09 : Les ONG réagissent

Phil Radford, de Greenpeace USA : « Le monde attendait l'esprit du « Yes We Can », mais tout ce que nous avons eu c'était « my way or the highway » (comprenez « ma façon de voir ou la porte »). Pascal Husting, Greenpeace France : « C'est plié. Le discours d'Obama était affligeant. Il n'a rien lâché. Aucune concession. Rien. » 

Raman Mehta, expert du changement climatique pour ActionAid's : « Obama n'a rien dit pour sauver la Conférence de Copenhague de l'échec. »

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  • Copenhague - Les escaliers des négociations - 15h06

En bas des escaliers de la salle où se déroulent les discussions européennes, les journalistes attendent patiemment. Nombreux, ils sont aux aguets de la moindre info, de la moidre image. Les chanceux ont pu grimper les escaliers et attendent derrière une barrière de sécurité. Suspens, suspens... 

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  • Copenhague - 14h40 : Réaction de WWF à la suite du discours du président Obama

L'ONG de protection de la nature WWF vient de réagir au discours prononcé par le président américain, par la voix de son directeur Carter Roberts :

« En arrivant à Copenhague au moment crucial qu’est la dernière étape de ce processus de deux ans, le Président Obama a décrit les composantes d'un accord et a exprimé ses convictions qui restent toujours à mettre en oeuvre. Il a mis un objectif d'émissions sur la table et s’est prononcé pour un financement pour le climat sur le long terme - les deux points critiques d'un accord final. Mais ce n'est pas assez pour rassembler la communauté mondiale à cette heure décisive. Comme le Président a dit de nombreuses fois, tous les pays doivent être debout derrière leurs engagements et consentir à rendre ces engagements transparents.Cela s'applique aussi aux Etats-Unis. La seule façon pour le monde d’être sûr que les Etats-Unis respectent leurs engagements serait que le Président choisisse clairement le changement climatique comme sa prochaine priorité législative. (...) Le futur de la planète est dans la balance. »

Crédits photo : WWF

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  • Copenhague - 14h30 : Barack Obama rencontre le Premier Ministre chinois

La Maison Blanche publie cette photo historique de Barack Obama et Wen Jiabao, le Premier Ministre chinois, lors de leur entretien aujourd'hui à Copenhague.

Crédits photo : Pete Souza / Maison Blanche

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  • Copenhague - 12h45 - Salle Tycho Brahe, discours de Barack Obama (Etats-Unis)

A la suite du Président Lula, le tant attendu Barack Obama prend la parole la scène de Tycho Brahe. Le Président, espéré comme le messie, fait l’aller-retour et espère que sa venue « servira à quelque chose ».

Tensions en salle de presse, tout peut basculer avec cet unique discours. On entendrait presque les mouches voler. Passées les formalités d’usages, la petite phrase qui détend l’atmosphère : « Je crois que l’on peut agir franchement et résolument, pour s’attaquer à une menace commune. Et c’est pour cela que je suis venu aujourd’hui. Non pas pour parler, mais pour agir ».  Ouf de soulagement parmi les journalistes. Ils attendent la suite… qui ne vient pas.

Simples répétitions des annonces faites par Hillary Clinton la veille devant la presse : 10 milliards de dollars pour le financement immédiat, participation aux 100 milliards de dollars apportés par les pays industrialisés jusqu’en 2020, réduction des gaz à effet de serre de 17% pour 2020 par rapport au niveau de 2005, réduction des gaz à effet de serre de 80% pour 2050 par rapport au niveau de 2005.Rien de plus. Discours vide. Barack Obama déçoit.  « Nous n’avons pas de temps à perdre ». C’est pourtant ce qu’il vient de se passer.

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  • Copenhague - 12h30 - Salle Tycho Brahe, discours du Président Lula (Brésil)

Le Président brésilien vient de s’exprimer devant l’Assemblée des 193 nations qui négocient sur le climat. C'est la toute première fois depuis le début de la conférence de Copenhague qu'un chef d’Etat s’exprime en tant que tel. Lula, l’ancien leader syndicaliste, vient de mettre une petite claque aux dirigeants des pays industrialisés. « Je suis un peu frustré. Pourquoi ? Depuis longtemps nous discutons des problèmes du changement climatique. Et rien n’avance ». Applaudissements. Le président brésilien avait du mal à croire qu'il était invité à la table des Sarkozy, Brown, Clinton et autres Merkel. « J’ai eu le sentiment de faire un retour dans mon ancienne vie de meneur syndicaliste quand j’étais à la table des hommes d’affaires ».

Après quelques piques lancées aux pays industriels coincés dans leur immobilisme, il confie tout de même croire « au miracle ». « Je me suis engagé il y a longtemps pour que les Brésiliens aient chaque jour un petit-déjeuner, un déjeuner et un dîner. Il en sera de même pour garantir aux citoyens du monde un environnement sécurisé et viable. » Et pour prouver sa bonne volonté, Lula confirme l’information obtenue par une journaliste brésilienne et relayée sur Durable.com : le Brésil apportera sa contribution au fond d’aide aux pays en développement pour lutter contre le changement climatique.

« Le Brésil participera au mécanisme financier si nous trouvons un compromis sur ce volet. Mais nous ne signerons que si nous sommes assurés que les personnes qui signeront ce papier le feront pour autre chose qu’une simple signature ». Le Brésil est un pays en développement et pourrait prétendre avoir besoin de ces fonds. Mais Lula devance les interrogations : le Brésil financera seul sa reconversion écologique.

Dans le centre de presse, les journalistes brésiliens ont vécu ce moment historique en retenant leur souffle. Lorsque Lula se retire de la tribune, applaudissements, soulagement, fierté. Ils viennent de marquer un but dans le coupe du monde de l’environnement.

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  • Copenhague - 13h00 - Réunion des Européens  

Nicolas Sarkozy est actuellement en réunion avec les autres chefs d'Etat européens. Il s'exprimera à son tour en séance pléniaire dans l'après-midi. Hier, le Président Français prenait la parole devant la presse dans une déclaration conjointe avec le Président Lula. Ceux-ci exprimaient leur point de vue commun sur la nécessité de prendre des mesures véritablement ambitieuses.

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  • Copenhague - 12h00 - Salle Tycho Brahe

La séance pléniaire, retransmise sur écrans, commence. Ban Ki-Moon prend la parole et s'adresse aux chefs d'Etat et de Gouvernement présents : « Vous avez la responsabilité en tant que leaders de faire face au changement climatique ».

« Nous avons des objectifs communs, maintenant il faut agir en tant que Nations Unies ». « Le courage politique doit prévaloir », ajoute-il, « C'est un héritage que vous laisserez aux générations futures ». Le Secrétaire des Nations Unies invite donc les Etats à dépasser leurs intérêts nationaux pour répondre d'une façon appropriée et ambitieuse à l'urgence des enjeux.

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  • Copenhague - 11h45 - Salle Tycho Brahe

Après les discussions ayant eu lieu ce matin à huis clos entre les 28 représentants des alliances et groupes de la conférence, la séance plénière démarre. Les parties vont s'exprimer sur l'avancée des négociations. En salle de presse, on sent l'excitation monter. Le Premier ministre danois, Loekke Rasmussen, s'installe dans le fauteuil de président et sera chargé de répartir les prises de paroles. On n'attend plus que Ban Ki-Moon, le Secrétaire général des Nation Unies, pour lancer la séance de discussions.

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  • Copenhague - 11h20 - Centre de presse du Bella Center

Les chefs d'Etat et de Gouvernement s'installent toujours dans la salle Tycho Brahe. Mais aucun signe du démarrage de la séance pléniaire. Il se murmure qu'elle pourrait même être reportée voire annulée. Pendant ce temps, en salle de presse, les journalistes prennent leur mal en patience. Le centre est bondé depuis 3 jours. Il faut arriver tôt pour disposer d'un bureau...comme le montre la photo ci-dessous !

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  • Copenhague - 10h50 - Bella center

Le twitter de l'Elysée est très actif ce matin. Une photo de la réunion en cercle restreint qui s'est tenue entre les 28 représentants des alliances et groupes de la conférence de copenhague. On distingue le président de la Commission européenne Manuel Barrosso (à gauche) et la chancelière allemande Angela Merkel.

Crédits photo : ElyseeCop15 / Twitter

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  • Copenhague - 10h40 : La conférence de Lula est annulée

Le président brésilien Lula devait répondre aux questions des journalistes lors d'une conférence de presse prévue à 11h. La conférence vient d'être annulée pour motif que les chefs d'Etats n'auraient pour le moment rien à déclarer. Patience et longueur de temps...

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  • Copenhague - Bella Center - 10h15

Selon nos sources proches du secrétariat de la Convention-cadre, la situation « ne va pas très bien ». Le Maltais Michael Cutajar, à la tête de l'organisme chargé de rédiger le nouvel accord de Copenhague (AWP-LCA), n'a pas dormi de la semaine. « On ne sait pas très bien comment ça va finir. Jamais une Cop ne s'est aussi mal passée. Jamais l'esprit de compromis n'a autant fait défaut », ajoute notre source. 

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  • Copenhague - Bella Center - 10h15 : Sarkozy sort de réunion

Nicolas Sarkozy rentre dans la salle plénière Tycho Brahe. La réunion qui a eu lieu dans la salle Arne Jacobsen est terminée. Nous allons savoir dans quelques instants ce qu'il en est des négociations. Après la réunion en petit commité avec les représentants des groupes-alliances-continents, les nations se réunissent en une cession pléniaire pour négocier à 193.  

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  • Copenhague - 9h : Barack Obama vient d'arriver

8h45. De retour au Bella Center. Des véhicules militaires aux sirènes hurlantes annoncent la probable arrivée de Barack Obama dans l'arène. Information confirmée sur le twitter de l'Elysée. Le président américain rejoint une nouvelle réunion organisée selon le même format que la veille avec la participation de Ban Ki-Moon, Secrétaire Général de l'ONU, et Manuel Barosso, Président de la Commission européenne. Les négociations reprennent. Tous les journalistes attendent avec impatience son intervention. Il ne devrait toutefois pas parler à la presse. 

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  • QG de Durable - Paris - 9h

Hier soir, le président Nicolas Sarkozy a tenu des propos engagés pour une réussite des accords : « Il y a un point qui  nous rassemble tous, c'est que l'échec de Copenhague serait catastrophique pour chacun d'entre nous ». 

Crédits photo : Christian Als / AFP

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